Manque de temps : la culpabilité du cavalier

Comme toutes les passions, l’équitation est un sport qui prend beaucoup de temps. Mais ce qui nous différencie des autres passionnés est bien… la présence d’un être vivant à nos côtés. Nous autres, les cavaliers, sommes donc obligés d’optimiser notre emploi du temps afin de concilier notre présence à l’écurie et nos vies personnelles / professionnelles.

Cependant, il y a des moments dans la vie durant lesquels, pour X raisons, nous devons nous éloigner (un peu) de notre cheval. Les visites à l’écurie se font plus rares que la normale, l’envie de monter s’estompe, on se sent mentalement indisponible. Bref, sur le coup, on est plus dans une optique de soirée canapé que soirée « épaule en dedans ». Mais comme l’Humain est un être complexe, le sentiment de culpabilité lui vient à l’esprit !

Toc toc, tu m’entends ? Oui, c’est moi la culpabilité ! Tu n’as pas honte de ne pas travailler ton cheval ?

Quoi, tu n’enchaines pas cette semaine ?

C’est pas en restant dans son pré que Ponpon d’Amour va s’assouplir, hein !

Et la course d’endurance, tu comptes la préparer comment ?

Oui, c’est à vous que je parle ! Vous vous reconnaissez ?

Ça vous est déjà arrivé ? Rassurez-moi, dites-moi que oui. Car moi, en ce moment, je suis plus occupée à isoler ma maison et à penser à mon futur placo que de m’occuper de Mini-Morue. Et vous savez quoi ? Et ben j’ai décidé de ne pas culpabiliser.

Pour ne pas culpabiliser, sachez vous entourer !

Pourquoi je ne culpabilise pas ? Tout simplement parce que Mini-Morue a une super tata qui garde toujours un œil sur elle. C’est tout bête mais si vous pouvez vous entourer de personnes de confiance, et bien ça vous enlève un poids énorme et ça vous permet de vous recentrer sur vos priorités actuelles. Dans mon cas, je me suis dis que lorsque l’hiver allait arriver, je serai quand même contente d’avoir pris le temps d’isoler correctement ma maison. Voilà voilà, chacun ses priorités 😉

 

Pour ne pas culpabiliser, sachez relativiser !

Depuis la création de ce blog, vous avez pu suivre nos pérégrinations : nos galères, nos victoires, mes doutes, mes remises en question et j’en passe. J’ai l’esprit de compétition et je ne vous ai jamais caché qu’un de mes rêves avec la Morue serait de nous qualifier sur 90 km pendant la saison 2018. Et vous savez quoi ? Au moment où je vous écris… je n’ai encore participé à aucune course d’endurance cette année. Elle est bonne celle-là, non ? Au lieu de papoter avec vous, je ferais mieux d’aller faire mon foncier de 4h, ou de travailler sur le plat pour continuer à assouplir ma Grande Cigogne. Bah oui mais en fait, j’ai relativisé. Je me dis que pour cette fin d’année, on va se la jouer sans stress sur une ou deux courses « tranquilles » juste pour le plaisir de foulée une ligne d’arrivée. Et si on se qualifie pas en 2018 et ben on le fera peut-être en 2019. Ou peut-être pas, tout simplement. Bref, apprendre à relativiser sur ses objectifs quand on est amateur et bien ça fait du bien !

 

Pour ne pas culpabiliser, sachez profiter de l’instant !

Encore un titre complètement gniangnian 😉 Avez-vous remarqué que quand on monte nos chevaux, on a pas forcément à l’esprit de profiter de l’instant ? Moi quand je monte, j’ai beaucoup de mal à profiter. J’ai, comme on dit souvent, des pensées perturbatrices qui me traversent l’esprit : à quelle heure je dois repartir de l’écurie, est-ce que j’ai bien fermé ma porte d’entrée et j’en passe. Alors comme je suis consciente de mon souci, je m’efforce au maximum de me poser et de me concentrer sur le tête à tête privilégié que j’ai avec ma Grande Cigogne. Et vous savez quoi ? Ben c’est sur-kiffant !

 

Bref, chers cavaliers : pas de culpabilité inutile. L’équitation étant pour nous un LOISIRS on se détend et on garde toujours à l’esprit que même si on ne travaille pas Ponpon d’Amour pendant une semaine… ce n’est finalement pas grave, on ne joue pas notre vie là-dessus. L’essentiel ? Que Ponpon vive sa vie de cheval et que vous, vous reveniez à l’écurie l’esprit tranquille et libéré !

 

6 commentaires sur “Manque de temps : la culpabilité du cavalier

  1. Soon a Horse

    Tellement d’accord avec toi ! J’avais d’ailleurs écrit un article sur le même sujet sur Soon a Horse. En ce moment je suis trop fatiguée pour monter et je vais aux écuries un jour sur 2… et bien sûr je culpabilise à mort ! Bref, respirons 5 minutes, comme tu le dis, ce n’est pas si grave !!!

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  2. La Crinière Blonde

    Raah pourtant je le sais et je suis la première à le dire et le répéter: tant que les chevaux ne manquent de rien d’essentiel (de la nourriture, des sorties, des potes), ils n’ont pas besoin de nous, pas besoin de travailler, d’atteindre des objectifs ou autre. Et pourtant je suis comme la majorité des cavaliers je pense: je culpabilise si je supprime une des visites, je culpabilise de pas avoir assez travaillé, je culpabilise de pas l’avoir assez sortit… On se demande qui est réellement dépendant de l’autre 😉

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  3. Zmu38

    amen !
    premier moment où j’ai moins culpabilisé : la mise au pré ! il n’a pas besoin de moi, il a ses copains, son foin et son pré pour se défouler donc si je rate un jour, il va s’en remettre ! (je le soupçonne même de profiter d’avoir la paix :P)

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  4. Grenouille

    Que dire quand on décide de mettre ses chevaux en pension à 30km de chez soi parce que les écuries proches ne convenaient absolument pas, qu’on bosse à 1h de route aller de chez soi, qu on a un bébé et un mari, et quand on arrive à trouver un peu de temps 3 jours dans la semaine pour s occuper des loulous, en culpabilisant du coup de laisser bébé, et bien c’est là que bébé tombe malade et que tout le planning de la semaine est bouleversé…
    Bah, les chevaux sont dehors, entre potes, et finalement je pense que ma présence ne doit pas trop leur manquer… Et dire qu avant d être maman je m occupais de mes chevaux 7jours/7, et que maintenant il m arrive de ne pas pouvoir aller les voir pendant 6jours consécutifs…
    C’est aussi pour cela qu ils sont partis plus loin de la maison, je les vois moins mais ils vivent en troupeau toute l année avec foin à volonté, dans un cadre super pour sortir en extérieur (quand j en ai le temps…), et même si par moment je suis en manque, je ne peux pas me couper en 4, culpabiliser ne m avancera pas beaucoup…

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    • Sophie Auteur de l'article

      C’est exactement ça !
      Après, je pense que notre pratique de l’équitation évolue avec notre vie. Exemple personnel : nous rénovons de A à Z une maison. Les week-ends sont donc consacrés aux travaux. Il y a encore un an, impossible pour moi de ne pas monter le samedi et/ou le dimanche !
      Le fait d’être maman change, je pense, beaucoup beaucoup de choses… dont la pratique de notre passion.
      Je crois qu’au final, il faut prendre la vie comme elle vient : chacun trouve sa place, chacun trouve son rythme. Mais pour cela, on a besoin aussi de se sentir en toute confiance et ça, dans le monde du cheval, ce n’est de loin pas gagné d’avance !

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  5. Grenouille

    Ce qui n était pas concevable il y a un an devient acceptable à un moment donné de notre vie… Et oui on évolue et notre pratique avec. Je pensais me remettre à cheval après la naissance de ma fille, il y a 17mois, mais finalement le cœur n y était plus forcement, monter 45min le dimanche ok, mais pas +. J ai considéré cette période comme un temps de repos pour les loulous, les congés ne font jamais de mal, même sils durent une année entière…
    Maintenant bébé grandit et me laisse un peu plus de repis, même si ce n est plus la liberté d’avant, j ai autant de plaisir a assumer mon rôle de maman qu en montant mes chevaux. Les deux sont devenus complémentaires, le fait de ne pas pouvoir monter quand je le souhaite fait que je profite encore plus qd je suis à cheval(cela n était pas valable il y a encore 3 mois, quitter bébé était un déchirement), et je suis plus disponible pour ma famille en ayant pu profiter de mes chevaux plusieurs heures le week end!
    En tout cas bon courage pour les travaux, ce n est pas simple, mais quand vous aurez votre maison, en plus de la satisfaction de l avoir fait vous même, vous aurez encore plus de plaisir à reprendre l équitation.

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