De professionnel, que l’adjectif !

Chers lecteurs,

Aujourd’hui, je ressens le besoin de partager un immense coup de gueule avec vous : ces professionnels équins qui n’ont de professionnel… que l’adjectif. Et encore, je suis bien gentille car à mes yeux, ces gens n’ont juste rien. Pas d’éthique. Pas de valeur, pas de moral et clairement, j’espère qu’ils iront cramer en enfer.

Je vous préviens tout de suite, dans cet article, je vais être vulgaire car je ne supporte pas que l’on s’en prenne directement ou indirectement à nos animaux… surtout pour une histoire de godasse boueuse. Vous allez comprendre.

Ce matin, il m’est arrivée une mésaventure !

J’avais RDV avec la maréchale (oui, une femme !) de ma jument. Vous le savez, Mini-Morue a une entorse du ligament sésamoïdien depuis près de deux mois suite à un accident de pré. Elle est donc au repos total et bénéficiait, jusqu’à maintenant, d’une ferrure orthopédique pour soulager son ligament touché. Par nécessité, je prends RDV toutes les 6 semaines… voire même toutes les 4 semaines en été. Son confort n’est rien par rapport à ce que cela me coûte. Je suis toujours partie du principe qu’il fallait assumer le fait de « leur monter dessus », « de leur demander des efforts », de les faire endurer nos choix, ceux qui sont à l’opposé même de la nature de l’animal mais qu’en échange, nous devions tout faire pour assurer un confort global. La maréchalerie est bien entendue partie prenante.

Aujourd’hui, alors que cette personne suivait ma jument tous les 4 à 6 semaines depuis près de 10 mois, j’ai eu la très mauvaise expérience de me faire planter….. pour une histoire…. de boue.

Comment se faire planter en 1 leçon !

La jument vit au pré 100% depuis très peu de temps mais la chance que nous avons, c’est d’avoir une petite annexe avec DALLE en béton , LUMIÈRE, PRISE DE COURANT A PROXIMITÉ ET SURTOUT… UN TOIT SUR LA TÊTE. Utile par ce temps automnal où pluie et vent viennent nous rendre visite.

Bref, pour moi aucun souci, ce ferrage allait se passer comme tous les autres… très bien.

Sauf que pour accéder à cette belle dalle bétonnée, il faut passer par un petit rectangle de boue d’environ…. 1 m de long sur… 50 cm de large. Le bout du monde. Le truc insurmontable. Le truc de fou. Je rappelle que je suis dans une écurie. Là ou herbe, boue, caca, pipi et moultes bonheurs possèdent chacun leur place.

Et ben vous savez quoi ? Cette maréchale a décidé que non… elle n’allait pas ferrer ma jument car elle devait passer dans un peu de boue… et qu’elle n’avait pas envie de crotter ses chaussures (la pauvre). Elle a ensuite regardé les pieds de la jument. Comme il a plu toute la nuit, forcément, il y avait de la boue dessus. Pas des caisses mais oui, les sabots étaient boueux. Et là, elle m’a regardé et m’a dit « je suis désolée, mais je ne travaillerai pas dans ces conditions, je reviendrai ferrer LORSQU’IL FERA BEAU. Elle est retournée à son magnifique camion blanc, a secouer ses godasses et est partie. Sans dire un mot si ce n’est « je me suis déplacée pour rien ». Véridique.

Et moi, je ne me suis pas levée à 6h30 pour accueillir sa majesté ? C’est vrai, toute la semaine, je me lève à 4H45… alors le jour des enfants, ma passion, c’est de me lever à 6h30 pour ME PRENDRE UN VENT MONUMENTAL !

MAIS WHAT’S THE FUCK ???

MAIS C’EST QUOI CA ? ELLE A VU LA VIERGE DANS SON MIROIR CE MATIN ?

Sans éthique et sans morale : le duo parfait !

Je suis absolument outrée d’un tel comportement et encore, je pèse mes mots pour éviter de devenir trop vulgaire. Que l’on se foute de ma gueule (mode vulgarité activé… je vous avais prévenu), passe encore. Entre humains, on se démerde et on règle nos problèmes. Mais qu’elle laisse ma jument avec 6 semaines de ferrure alors qu’elle sait qu’elle a une entorse et qu’elle est en convalescence… alors là, je peux vous dire que ça ne passe vraiment pas. Pour moi, c’est une attitude irresponsable et sans aucun respect pour l’animal. Celui-là même qu’elle dit aimer, adorer passionnément. Et ma croupe, bien sûr ! Où sont passées l’éthique et la morale ? A moins qu’elle n’est pas envie de travailler… ou pas besoin. Les billets doivent tomber du ciel au même rythme que la pluie du jour ! Petite veinarde.

Alors, on fait quoi maintenant ? Et ben franchement, je suis en train de me dire qu’elle va passer pied-nu et que je vais me charger de l’entretien de ses petits pieds car franchement, j’en ai ras la croupe de tomber sur des incompétents notoires. Que je regrette mon maréchal alsacien. 3 ans de VRAIE collaboration, main dans la main, en toute sympathie et en tout professionnalisme. Que je regrette son ancien maréchal qui est parti vivre au Luxembourg et qui, malheureusement pour nous ne fait plus que des chevaux de très haut niveau.

Franchement, ces professionnels qui n’ont de professionnel que l’adjectif, merci bien. On n’est jamais aussi bien servis que par soi-même… et encore une fois, ça se vérifie !

Laisser un commentaire