Evènements Equestres

Découverte de l’Extrem Cow Boy Race

Découverte de l’Extrem Cow Boy Race !

Il y a tout pile une semaine, Mini-Morue et son pote Topper ont pris la route en direction du Ranch de l’Oison (27370 La Harengère) afin de s’initier à l’Extrem Cow Boy Race ! Au programme : un beau soleil, de la bonne humeur et des obstacles qui font peuuuur !

Ranch de l'Oison - Extrem Cow Boy Race - Horse-Connect

C’est quoi l’Extrem Cow Boy Race ?

Vous ne connaissez pas ? J’ai envie de vous dire que c’est normal ! Vous vous mettez à trembloter lorsque vous lisez dans le même intitulé « Extrem » et « Race » ? Pas de panique ! Ici, on est là pour découvrir alors pour le côté « Extrem » et « Race » on repassera bien plus tard ! Dans les faits, l’Extrem Cow Boy Race est présentée comme une discipline « familiale Cow Boy Sport pour tous les niveaux d’équitation ». Son gros avantage est qu’elle est accessible à un très large panel de cavaliers. Bien sûr, vous avez les adeptes de l’équitation américaine, de sa culture et de son folklore. Mais vous avez aussi des randonneurs, des treckistes ou tout simplement des cavaliers de loisirs qui veulent voir autre chose et acquérir technique et confiance face à des obstacles naturels.

L’objectif de l’Extrem Cow Boy Race est de passer avec succès une série d’obstacles de différentes natures : pont de singe, pont de bois, rubalises, frites, motte de terre, contre-haut, contre-bas, bascule… Dans notre cas, il s’agissait d’un entrainement libre mais sachez qu’il existe de plus en plus de concours d’Extrem Cow Boy Race. Dans ce cas, le jugement de la prestation du couple porte sur sa manière dont il franchit les obstacles :

  • 1 point pour l’approche
  • 8 points pour le franchissement en lui-même
  • 1 point pour le départ

Comment aborder l’Extrem Cow Boy Race quand on est totalement néophyte ?

On peut sans hésiter qualifier Mini-Morue de gentil cheval. Elle n’a pas une once de méchanceté par contre, elle est très dans l’émotionnel. Une difficulté qui l’impressionne un peu et on peut facilement tomber dans l’excès. Par exemple, une bâche au sol ne lui pose pas de souci. Par contre, une botte de foin bâchée là, c’est une autre histoire. Elle est capable d’en faire des kilo-tonnes pour éviter de passer devant. Et si elle passe, c’est en toute contracture, sur la pointe des sabots et les yeux lui sortant de la tête. Bref, un gentil cheval mais qui doit encore parfaire son éducation. Et pour ça, rien ne vaut le fait de la confronter à ce qui pourrait être une potentielle source de stress. L’Extrem Cow Boy Race était à mes yeux une discipline qui pouvait nous apporter quelque chose sur ce point de vue. A elle… mais aussi à moi. Je ne suis pas du tout à l’aise à l’idée de crapahuter sur une « pyramide », sur un contre-bas ou pire, sur un pont en bois. Alors bon, j’ai pris sur moi et hop, nous y sommes allées. Après tout, une vie ne suffira pas pour me former entièrement alors profitons de chaque occasion !

Etape n°1 : on commence à pied !

Dimanche matin, 9h au milieu de la campagne normande : nous voilà arrivées au Ranch de l’Oison ! Il fait beau, les petits oiseaux chantent et les poneys sont visiblement de bonnes humeurs malgré un réveil un peu matinal. Après un petit contrôle de papiers, nous allons sortir les chevaux du van. Pour une fois, nous avons sorti nos longues longes et nos licols éthologiques. On dirait des vraies ! Sur ce coup là, l’endurante et la reineuse sont un peu cachées 🙂

Une fois nos montures protégées des 4 membres (on n’est jamais trop prudentes), nous nous dirigeons vers le terrain où se situent les obstacles. Nous sommes nombreux (plus de 30 chevaux). Il y a vraiment tous les profils ce qui permet, pour ma part, de me rassurer un peu. Je pars du principe que si les autres y arrivent, aucune raison que nous on n’y arrive pas. Nah ! Un petit rappel des principales règles de sécurité, de bon-sens et de courtoisie… et c’est parti !

Pour commencer, nous décidons de parcourir le terrain à pied histoire de prendre connaissance de ce qui nous attend et donc, de les classer par ordres de difficulté.

Première difficulté de la journée : gérer nos chevaux. Ils sont frais comme des gardons. Mini-Morue est chiante à souhait : impossible de lui détourner l’attention de son pote Topper. Elle est tendue comme un string, pas du tout avec moi et n’hésites pas à partir au quart de tour avec moi au bout de la longe. Je suis obligée de remettre les points sur les I. Il y a beaucoup de chevaux autour (dont certains sont déjà au galop sur les obstacles) et je ne peux pas me permettre de me laisser dépasser par son comportement. Je me décide donc de l’emmener sur un premier obstacle. Je me dis que si je la mets face à une première difficulté, son attention va se détourner. Heureusement, c’est exactement ce qu’il s’est passé. J’enchaine donc les obstacles en main, en prenant soin de la laisser brouter entre chaque passage pour essayer de faire baisser la pression. Madame est tellement tendue comme une arbalète qu’elle ne veut même pas de mes sucres ! Par contre, hennir de tout ses poumons pour appeler chérinou-vient-me-rassurer là, pas de problème ! Quelle morue !

Avec beaucoup de fierté, je me rends compte que pour une première, nous nous débrouillons pas trop mal : Mini-Morue passe sans souci les troncs, les trous et les contre-hauts / contre-bas. Je me rends compte qu’elle est courageuse mais que par moment, elle ne sait pas quoi faire de ses postérieurs. Dans ce cas là, elle se met en mode « autiste » et tu vois dans ses yeux que la grande duduche de 1m70 ne sait pas trop comment elle va pouvoir marcher sur une planche de bois large de 35 cm environ. En termes de synchronisation nous avons encore une belle marche de progression.

Une fois l’ensemble des obstacles passés, nous nous décidons d’aller vers … le pont de singe. Je ne sais pas ce qui est le plus impressionnant : le bruit des chaines ou le pont qui bouge sous les pieds du cheval. A moitié euphorique, je me dis que je vais le tenter. On approche l’obstacle. On grimpe sans souci sur la partie fixe qui ressemble à un pont de van. Je m’arrête et je félicite. Grosse erreur l’arrêt ! Je demande à Mini-Morue d’avancer. Elle pose un pied sur le pont mobile… le deuxième et là, panique à bord. Elle panique au point de me sauter dans les bras ou plutôt… sur l’épaule. Je sens son cœur battre dans tout son corps, elle tremble des 4 membres et à l’œil des mauvais jours genre « plus jamais tu me fais cette blague là ». Je prends le temps de la rassurer. On est pas là pour faire la course mais pour apprendre. Je décide de refaire une tentative. Problème : elle ne veut plus mettre les pieds sur la partie fixe. Dans ma tête, ça va très vite. Je la connais ma Morue et je sais ce qu’il est en train de se passer :

= > peur du pont fixe = problème en perspective pour embarquer dans le van < =

Je retrousse mes manches et je revois mes objectifs à la baisses car moi aussi, sur le coup, je me suis foutue un sacré coup de stress dans la tronche. J’oublie la partie mobile par contre, j’insiste pour qu’on repasse la partie fixe. Je retourne un an en arrière : impossible de la mettre dans l’axe, impossible de l’avoir avec moi. Je persévère et je m’impose quand je sens qu’il le faut. Elle est comme ça Mini-Morue : tout peut basculer en une fraction de seconde. J’essaye de rester le plus froide possible. Je ne m’énerve pas par contre, je suis directive. Les hanches, elles sont alignées au pont. Un cul à gauche ou un cul à droite, c’est non. Puis, au bout de quelques minutes, allez savoir pourquoi : elle monte sur la partie fixe de l’obstacle. Je descends doucement et félicite chaudement.

A côté de nous, Topper attend son tour. Et là, bah c’est un modèle de confiance : il y va du premier coup. Aucun stress, aucune appréhension. Je suis admirative et je finis par me dire que Mini-Morue est comme moi : elle n’apprécie pas du tout d’avoir un sol qui bouge sous ses pieds 🙂

La preuve en image que c’est possible ! Mini-Morue, prend exemple : calme, en avant et droit 🙂

Etape n°2 : en selle, les cavalières !

Après un pique-nique « tranquillou-pépère » au soleil durant lequel Topper a fait sa commère et Mini-Morue sa psychopathe du foin, nous prenons la décision de refaire le parcours … en selle. A notre rythme, mais en selle. Tout s’est relativement bien passé le matin donc maintenant, il faut pousser l’apprentissage / la confiance un peu plus loin.

Comme en arrivant ce matin, les chevaux sont à nouveau très frais. Pendant que Topper va galoper un peu en carrière, je décide d’emmener Mini-Morue sur le terrain. Bah comme le matin, elle est con-con (pardon, mais c’est vrai). La tronche en l’air, sautant des 4 fers en l’air à la moindre occasion. Un show à elle toute seule. Alors comme pour le matin, j’opte pour la même stratégie : on y va !

Et là, bah sans grosse surprise, elle passe tous les obstacles sans encombre. Alors clairement, je n’ai pas essayé le pont de singe. C’était, il faut être honnête, au-dessus de mes forces. Je me suis dis que si moi je ne le sentais pas, comment je pouvais exiger de ma Morue d’y aller en toute quiétude ? Alors j’ai fait une croix sur cette obstacle et je me suis concentrée sur les autres. De même pour Topper, aucune difficulté particulière : un cheval brave et allant de l’avant et de plus en plus à l’écoute de sa cavalière. Son seul point faible ? Le passage de l’eau ! Personne n’est parfait (ça, c’est signé Moricette ;-))

Quelques photos de cette belle journée :

Au final, nous avons passé une superbe journée d’initiation à l’Extrem Cow Boy Race au sein du Ranch de l’Oison. Je conseille à tous les cavaliers de tester cette discipline car elle permet de renforcer un peu plus encore la complicité que l’on peut avoir avec son cheval. Que vous soyez orientés dressage, saut d’obstacles, randonnée ou travail à pied, l’Extrem Cow Boy Race vous sera de toute façon bénéfique. Personnellement, je suis une grande flippée du saut d’obstacles et pourtant, je me suis éclatée. L’avantage, encore une fois, c’est qu’il est tout à fait possible de s’initier à l’Extrem Cow Boy Race à pied afin de prendre confiance petit à petit. Ça a été mon cas ! Et si je vous dis qu’à la fin de la journée… j’ai même sauté un petit tronc. Vous me croyez ?? Et ben pourtant, c’est vrai ! Alors attention : mode sac à patate activé 😉 Merci à ma gentille jument de m’avoir emmené de l’autre côté du tronc alors qu’au-dessus j’étais mi-assise / mi-suspension / mi-couchée sur l’encolure. Mais ça m’a plu et j’aimerais bien recommencer un de ces quatre !

Merci mille fois à la personne qui me permet de vivre ces aventures et qui m’aide au quotidien dans le domptage de Dragon Rouge. Comme d’habitude, je sais qu’elle lira l’article en sous-marin 🙂

Prochaine sortie : le week-end du 10 et 11 juin avec, cette fois-ci, un stage de Ranch Sorting !

6 commentaires sur “Découverte de l’Extrem Cow Boy Race

  1. Caroline

    Ah ! depuis le temps qu’on l’attendait, cet article ! On n’est pas déçu ! 🙂 Ça a l’air vraiment sympa et très intéressant à faire pour tester / améliorer la complicité du couple. Merci pour les photos, ça donne des idées d’obstacle !

    Répondre
    • Sophie Auteur de l'article

      Merci 🙂
      Tu peux trouver plein d’idées d’obstacles sur internet. Je crois qu’en Extrem Race, la seule limite c’est l’imagination du concepteur !

      Répondre
    • Sophie Auteur de l'article

      Il y a certainement un ranch organisateur par chez toi !
      Et si tu veux faire un tour en Normandie ce week-end, il y a les Championnats de France au Ranch de l’Oison dans le 27 🙂

      Répondre

Laisser un commentaire