Santé du cheval

L’adaptation cardiovasculaire du cheval

Comme tout athlète, le cheval entrainé voit ses capacités physiques se développer. Au cours de cette période visant à améliorer ses performances, l’adaptation cardiovasculaire du cheval va être un élément fondamental  dans la poursuite de sa progression.

Le rôle du cœur dans l’adaptation cardiovasculaire du cheval

Quelle est la fonction de l’entrainement ? Au niveau du muscle cardiaque, la pratique d’un exercice régulier et d’intensité progressive va entrainer l’augmentation de la force et de la vitesse de contraction du cœur.

 

Cycle cardiaque chez le cheval - Horse-Connect

Le cycle cardiaque

Dans la recherche d’une amélioration cardiovasculaire, deux éléments sont à prendre en compte : la Fréquence Cardiaque (FC) et le Volume d’Éjection Systolique (VS).

La Fréquence Cardiaque :

Lors de la mise en place du processus « effort », la Fréquence Cardiaque augmente rapidement et de façon linéaire en fonction de l’intensité de l’effort et ce, jusqu’à un plafond qui peut dépasser les 240 battements par minute.

Fréquence Cardiaque - Horse-Connect

Exemple d’un graphique de test d’effort sur terrain extrait du site Pegase Mayenne : « après un échauffement de 10 minutes en jogging, le cheval effectue trois paliers d’une durée de trois minutes chacun. Chaque palier est effectué à vitesse constante, et la vitesse est augmentée d’un palier à l’autre ».

Explication complète ici

Connaissez-vous la moyenne de Fréquence Cardiaque d’un cheval au repos ? Elle est en générale de 30 à 38 battements par minute. Alors imaginez la marge de manœuvre que possède l’organisme du cheval ! Une vraie machine de guerre !

Le Volume d’ Éjection Systolique :

Comme pour la Fréquence Cardiaque, le Volume d’Éjection Systolique (le volume de sang que le cœur éjecte à chaque contraction) augmente avec l’effort. Au repos, la moyenne du Volume d’Éjection Systolique est de 900 ml par battement au repos. Dans le cadre d’un effort important, ce même volume peut monter à 1270 ml par battement.

Comment l’organisme peut-il fournir un effort aussi important ? L’entrainement que vous apportez à votre monture va également jouer sur la qualité du réseau veineux. En effet, le cerveau de votre cheval va mettre en place une sorte de « priorité » pour les muscles sollicités dans l’effort.

Réseau veineux - Horse-Connect

Récapitulatif du réseau veineux chez le cheval

Rappelez-vous du conseil de base quand vous avez débuté le travail d’endurance : après un important entrainement (trotting ou galoping long dans le temps), on vous disait toujours de ne jamais donner de concentrés ou de céréales à votre monture dès le retour au camion ou à l’écurie. Pourquoi ? Tout simplement parce que durant l’effort d’endurance, le système digestif se met sur pause. Alors attention : il ne s’arrête pas complètement ! Il travaille simplement au ralenti car le sang utilisé dans le processus digestif  est détourné au profit des muscles concernés par l’effort ! D’où l’intérêt, juste après l’effort,  d’apporter à votre monture du foin à volonté afin de laisser son organisme redémarrer tranquillement.

 

Au final, l’adaptation cardiovasculaire ça sert à quoi ?

Nous l’avons vu, l’adaptation cardiovasculaire passe par l’évolution de deux paramètres vitaux : la Fréquence Cardiaque et le Volume d’ Éjection Systolique. L’augmentation de ces deux paramètres va directement se traduire par une augmentation graduelle du débit cardiaque soit, la capacité du coeur à renvoyer le sang dans l’ensemble de l’organisme. Ainsi, le débit cardiaque de votre cheval va passer de 35 L / mn à un débit maximal de 240 L /mn en cas d’effort très intense. Le fait que le sang circule mieux et plus vite permettra à votre monture une meilleure performance à un moment T et une meilleure récupération physique post-effort.

Petite astuce que j’ai pu tester sur Mini-Morue (attention, on ne parle pas de miracle mais de micro coup de pouce) : rajouter un peu d’ail dans la ration de votre cheval va aider son sang à se fluidifier. Et un sang plus fluide, circulera plus aisément dans le système veineux.

 

Accrochez-vous à la crinière de Ponpon… ça va dépoter !

2 commentaires sur “L’adaptation cardiovasculaire du cheval

  1. Soon a Horse

    Tout ça est très intéressant. Je m’étais jamais vraiment posé la question de savoir comment ça marchait, n’ayant jamais vu mon cheval vraiment essoufflé (sauf apres son galop de plusieurs kilometres a la plage mais c’est un cas exceptionnel). Merci pour cet article très complet, je suis contente d’avoir appris tout ça !

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    • Sophie Auteur de l'article

      Merci Cyrielle !
      Tant mieux si tu n’as jamais vu ton cheval essoufflé…. ça veut dire qu’il n’est jamais rentré dans le « rouge » !

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