Santé du cheval

Mauvais pieds : ce n’est pas une fatalité !

Les pieds de nos chevaux nous donnent très souvent du fil à retordre. Avec Mini-Morue, nous avons eu notre dose de soucis de pieds à répétition. Mais j’ai une bonne nouvelle, amis cavaliers : les mauvais pieds ne sont pas une fatalité !

Mini-Morue et ses mauvais pieds !

En bonne pur-sang, le point faible de Mini-Morue est bien entendu ses pieds : des sabots bien plats, une sole fine et une corne d’une qualité plus que moyenne. Lorsque nous étions en Alsace, nous avions un top maréchal qui faisait ce qu’il pouvait avec ce qu’il avait. En 3 ans de collaboration, la jument avait dû déferrer 2 fois dont 1 fois dont j’étais totalement responsable (je me félicite encore d’avoir pris le départ d’une course « caillouteuse » avec une ferrure de 6 semaines).

Puis, un jour, nous avons déménagé en Région Parisienne : nouveau style de vie pour Mini-Morue (aka box-pré) et bien entendu, nouveau maréchal. Quand on bouge dans une région inconnue, toute la difficulté résulte dans le fait de trouver le bon professionnel. Pour cela, différents choix s’offrent à vous : les forums, les groupes facebook ou encore le bouche-à-oreille. Pour ce dernier, encore faut-il connaitre des gens de confiance. Pour ma part, j’avais opté pour les groupes facebook dédiés à l’endurance. Le début de notre collaboration s’est bien passée : Mini-Morue avait l’air plutôt bien dans ses pieds. Puis, au bout de quelques mois, elle a commencé à déferrer. Un antérieur. Puis le deuxième. Elle arrivait à déferrer 1 à 2 fois entre chaque cycle de ferrage. Un enfer pour elle. Un enfer pour moi. Le maréchal ne me proposait aucune solution : il venait simplement remettre son fer. Son pied droit ne ressemblait plus à rien : un moignon tout au plus. Quand je cherchais à comprendre le pourquoi du comment,  on me répondait que c’était un problème d’équilibre du cheval. Bizarre pour un cheval qui sait très bien se tenir dans les descentes au galop. Mais le bricolage, ça ne tient qu’un temps surtout sur un cheval dont les pieds sont son point faible. Début 2016, le déferrage de trop : le pied devient bouillant. La jument est sur 3 pieds. De fil en aiguille, on la déferre un temps puis on la referre. Le pied ne va toujours pas mieux. Un véto vient la voir. Je demande l’avis d’un second véto qui lui, me propose des examens complémentaires. Il s’agit bien d’un abcès. Abcès qui aura mis près de 8 semaines à sortir et à 11 à se cicatriser. Une éternité pour elle qui commençait clairement à montrer moral en berne.

Quelques mois plus tard, j’ai changé d’écurie, j’ai changé d’alimentation et… j’ai changé de maréchal-ferrant. Et c’est grâce à ce cocktail que je peux vous certifier que des mauvais pieds ne sont pas une fatalité !

Mauvais pieds : ce n’est pas une fatalité !

Près de 4 mois après cette période remplie de doutes et de factures vétérinaires en tout genre, Mini-Morue a connu quelques changements :

  • un changement d’écurie pour qu’elle puisse être ferrée aux postérieurs tout en continuant à avoir une vie de cheval avec un accès au pré à volonté.
  • un changement d’alimentation : elle a toujours été à l’orge aplatie avec, en complément, de l’alimentation Bailey pour chevaux d’endurance. Terminée la période « je joue à l’apprentie chimiste » : je dis bonjour à une alimentation réfléchie, équilibrée et surtout adaptée à ma discipline grâce à l’expertise de mon amie chez qui se trouve la jument. On ne le dira jamais assez : l’alimentation, c’est la base de la base.
  • un changement de maréchal-ferrant : en tant qu’amateur, j’ai absolument besoin de pouvoir faire confiance aux professionnels qui m’entourent. Je suis donc allée voir ailleurs.

Voilà bientôt 4 mois que Mini-Morue est a son nouveau régime. Et bien vous savez quoi ? Elle a retrouvé des pieds ! Je peux même affirmer… qu’elle a de beaux pieds ! Mais oui, c’est possible ! Alors attention… entendons-nous bien : elle n’a toujours pas (et n’aura jamais) des pieds de combat. Elle n’aura jamais une sole épaisse. Non, ça, ce n’est pas dans sa génétique. Mais par contre, elle a des pieds de suffisamment bonne qualité pour mener à bien un cycle de ferrage et ce… malgré une vie dans un pré bien pentu!

Amis cavaliers, courage : les mauvais pieds ne sont pas une fatalité chez le cheval !

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