Non, le blog n’est pas mort !

Très cher lecteur,

Voici plusieurs mois que le blog n’a pas été mis à jour. Il faut dire que les derniers mois ont été riches en émotion. Des tournants de vie qui font que je passe beaucoup moins de temps devant mon écran… mais qui me permettent de m’épanouir.

A la base, je ne voulais pas écrire cet article. Puis, il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de lire le dernier article de Sophie, la blogueuse de Hippique Chic. Son article m’a bouleversé et je me suis reconnue dans certains aspects. J’ai toujours été admirative de son travail de blogueuse et surtout, j’ai toujours apprécié sa personne. Suite à la lecture de son article, je me suis dis que moi aussi, je devais écrire quelques mots sur les mois qui ont passé et les raisons de mon silence.

Un changement d’orientation professionnelle

Il y a un peu plus de 6 mois maintenant, j’ai décidé de mettre fin à mes activités web sous la marque Equi-Hub. Franchement, cet univers et ses mentalités, je n’en pouvais plus. Plus j’avançais, plus je me disais que je n’étais pas faite pour l’univers de l’entreprenariat. Les valeurs de ce monde me donnaient simplement envie de vomir. J’ai eu des relations formidables avec des marques qui m’ont fait confiance et avec qui, ça a été un plaisir immense de collaborer mais j’ai aussi eu de grosses désillusions. Franchement, travailler pour les beaux yeux des équipementiers (pour la Gloire, quoi !!) non merci, très peu pour moi.

Mais qu’est-ce que je fais alors ? Qu’est-ce qui occupe toutes mes journées ? Et bien je suis devenue…. instit ! Hé oui ! Il me fallait un métier dans lequel j’avais l’impression de servir à quelque chose… et depuis toute petite, le monde de l’enseignement m’attirait alors hop, j’ai sauté le pas ! Que de chemin parcouru depuis plus de 6 mois mais quel kiff ! Franchement, je crois que je n’ai jamais connu ça dans mes vies professionnelles précédentes. Je bosse comme une folle (si si, je vous assure !), je fais des bornes en voiture (près de 180 km par jour pour le trajet A/R maison – école) mais franchement, je suis épanouie ! J’adore mon boulot et je ne regrette absolument pas ce changement d’orientation. J’ai eu la chance de tomber dans une école hyper sympa où mon premier poste se passe vraiment très bien.

Vous comprenez, maintenant, pourquoi ce blog est resté inactif ? Parce que je donne la majorité de mon temps à mes élèves. Bien que j’ai pu préparer une grosse partie des cours pendant l’été, les corrections de copies et des cahiers me prennent encore beaucoup de temps. C’est le métier qui rentre quoi 🙂

Et Moricette là-dedans ?

Ma belle jument, elle, a bien entendu conserver toute sa place dans ma vie. Bien que je monte beaucoup moins, elle a droit quasiment tous les soirs à son pansage et à ses pommes. Actuellement, nous traversons une période « sans ». Mi-Septembre, elle a été tapé au genou lors d’une sortie au pré. Pendant plus de 10 jours, elle avait un gros avocat à la place de son genou. Une fois que ce dernier a dégonflé, la boiterie du boulet est ressortie. Verdict : entorse.  Que vous dire ? C’est comme ça. Nous avons passé un été exceptionnel, remplis de balade et de progrès. La monter sur le plat devenait un plaisir. Des séances très courtes mais bien faites. Un cheval posé, à l’écoute, de plus en plus maniable et puis bam, l’accident de pré. Moricette va revoir le vétérinaire dans les prochains jours pour refaire une écho de contrôle mais pour l’avoir testée hier, la boiterie est toujours là. Elle est donc au repos (au pré toute seule ou avec une jument de confiance avec qui elle s’entend très bien) pour une durée indéterminée. Un mois après l’accident, elle est grosse comme une barrique, prend des habitudes de vieilles morues à faire pâlir un cavalier débutant, à un moral d’enfer (#jemefaislamalle pourallermangerdespommes) mais m’appelle chaque jour en me voyant arriver. C’est et ça restera toujours ma Grosse Morue et je pense de plus en plus à son « après ».

Comment ça son « après » ?

Parce que ma Morue est un cheval fragile par son physique (je vous rappelle qu’on est à sa deuxième entorse… et qu’elle a un pied fourbu depuis ses 3 ans), je pense à son « après ». Elle est à mes yeux une jument exceptionnelle par sa gentillesse et sa générosité mais, malheureusement, fragile physiquement. Nous avons réglé beaucoup de soucis (notamment intestinaux) mais les problèmes locomoteurs par sa conformité pourront difficilement être évités. Les aplombs sont ce qu’ils sont et son long dos ne facilite pas la tâche. On y travaille, ça s’améliore mais un long jointé reste… un long jointé. C’est pas grave, elle restera à mes côtés jusqu’à la fin et puis c’est une jument…. et une jument…. ça pouline.

Hé oui ! Ma grande duduche va connaitre une seconde vie : celle de poulinière 🙂 L’idée me trottait depuis longtemps dans la tête. On a fait le « pour », on a fait « le contre ». Puis les sentiments ont parlé : ça sera « pour ».  Sur le papier, elle n’a rien d’exceptionnel. Mais à mes yeux, c’est tout autre chose. Avoir un autre cheval pour avoir un autre cheval… bof bof. Je suis désespérément gnignian à son sujet. Par contre, son produit… c’est tout autre chose. En avant pour une nouvelle aventure ! Je suis donc en pleine prise de contact avec des éleveurs / étalonniers pour la monte 2019. Je passe une partie de mon temps libre et de mes pauses déjeuner sur Web Pedigrees, la base de données des origines équines. Je collecte des données, j’étudie la généalogie, les croisements déjà réalisés, les produits obtenus (j’aime pas ce mot de « produit ») et surtout, ce que ces étalons ont apporté aux juments… car on parle ici d’améliorateur ! L’idée n’est pas du tout de faire naitre un champion mais tout simplement, un cheval avec des capacités physiques qui me permettront de reprendre l’endurance et d’atteindre, si tout va bien, les Vitesses Libres. Pour le moment, mon choix se porte sur un étalon avec une lignée prestigieuse (Dormane, Manganate, Persik) et une production qui a déjà largement fait ses preuves sur des juments de différentes races et morphologie. J’ai déjà eu plusieurs échanges avec son étalonnier et il pourrait correspondre à ce que je cherche :

  • du sang « endurance »
  • de l’épaule et une belle arrière main
  •  des aplombs qualiteux
  • de la taille (je ne peux pas passer de 1m68 à 1m50 ce n’est pas possible)
  • Un excellent mental car l’amateure que je suis n’a pas le niveau pour gérer un fou-furieux

 

Wait and see (comme ils disent à Hollywood…)

 

Dans tous les cas, le blog n’est pas mort et j’espère qu’il vous permettra toujours d’en apprendre un peu plus sur votre cheval ! De mon côté, j’ai déjà quelques trouvailles à partager avec vous notamment dans les dernières publications littéraires… je ne vous en dis pas plus pour le moment !

Au plaisir d’échanger avec vous et à bientôt pour de nouvelles aventures équestres !

 

3 commentaires sur “Non, le blog n’est pas mort !

  1. Céline L-A

    Je me disais justement l’autre soir que ça faisait qq temps que tu n’avais pas publié 😉
    Joli projet ce poulinage ! (ou « moulinage » d’après le correcteur orthographique du téléphone 😀 )

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  2. Hegozaldi.

    Je suis heureuse de voir que le blog n’est pas mort. 🙂 J’apprécie beaucoup tes articles… Et puis c’est tellement rare, quelqu’un faisant de l’endurance et s’exprimant sur un blog ! Bon rétablissement à ta Morue préférée en tout cas. 😉

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    • Sophie Auteur de l'article

      Malheureusement, l’endurance ne sera plus au programme avant quelques années… mais je reste une fervente passionnée.
      A défaut de courir, j’irai observer… et apprendre encore et toujours 🙂

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