Evènements Equestres

Salon du Cheval de Paris 2017

SALON DU CHEVAL DE PARIS 2017

Comme chaque fin d’année, je me suis rendue au Parc des Expositions de Villepinte pour aller flâner au Salon du Cheval de Paris 2017. Comme d’habitude, aucun objectif précis si ce n’est de passé un bon moment entre découvertes et rencontres. Il y a encore quelques années, le Salon du Cheval de Paris était tout simplement incontournable. Quand j’avais 13 ans et que j’habitais en Alsace, mes yeux se mettaient à briller dès que j’entendais parler de cet évènement.

Dans mon esprit, « Salon-Du-Cheval » était synonyme de matériel à gogo et de chevaux partout. Sur le papier, c’était le rêve. Habitant à plus de 500 km, c’était même un véritable privilège d’y aller. Vous aussi vous avez connu le minibus affrété par votre club mais qui était réservé en priorité aux G7 ? Ben ça, vous voyez, c’est toute mon adolescence.

Qu’en est-il maintenant que je suis une (presque) vieille bique de 32 ans ? Je vous donne mon point de vue et je vous le dis tout de suite : il n’a pas vraiment fait palpiter mon cœur.

 

Point négatif : un espace western ? Laissez-moi rire !

Je vais commencer par ce qui m’a le plus fâché lors de cette édition 2017 : l’espace western. Sur tous les supports de communication, il me semblait avoir compris que Paris allait redonner son blason à l’équitation américaine. Cool. Alors oui, on a eu le droit à du reining (Battle in the Saddle) et au cutting (Madness US Cutting Show) le samedi soir (parallèlement au Longines….). Vous allez me dire : et tu n’es pas contente ? Non.

Le shopping western ? Inexistant !

On en parle du minuscule espace western que dis-je, un espace « Western / Découverte »? Parce que l’équitation américaine est minoritaire en France, on doit la mettre dans un trou de souris ? Donc si on veut voir autre chose que le classique et le programme FFE, on n’intéresse personne ? Dites-donc, heureusement que y’avait Lyon, hein ! Et concernant les exposants. Quoi vous dire ? Je recherchais pour ma Mini-Morue une paire de guêtres Pro Choice Elite et les cloches assorties. Ce type d’équipement fait parti de l’équipement de base des reiners, notamment. Ben vous savez quoi ? Je n’en ai pas trouvé. Non seulement je suis repartie complètement bredouille mais en plus, je me suis pris la tête avec un des exposants (déjà qu’ils sont pas nombreux….) qui voulait me refourguer des cloches taille M alors que je demandais du L. Un escroc et je pèse mes mots.

Le sport ? Peut mieux faire !

Le sport. Parlons-en ! Je vous disais quelques lignes plus haut que oui, on avait eu le droit à du reining et à du cutting. C’est cool, enfin un peu de diversité ! Non, l’équitation américaine, ce n’est pas juste du reining avec un cheval la tête dans le sable. Le choix des intervenants est juste primordial, il doit donner envie aux néophytes de s’intéresser à la discipline. Pour cela, il faut des représentants… et pas des gars qui font bam/bam dans les flans tout en expliquant que les éperons sont là pour apporter de la finesse. Pardon, mais finesse et bam/bam, personnellement, j’ai du mal à comprendre. L’équitation américaine a mauvaise presse à cause de ce type de comportement. Pourquoi les mettre en avant ? Heureusement, il existe des cow-boys qui prônent une équitation fluide et légère. OUI, ça existe ! Mais pourquoi ne pas les montrer à Paris (alors qu’ils étaient à Lyon) ? Je vous pose la question.

 

Point positif : Des rencontres intéressantes !

Passons un peu au positif de la situation : les rencontres ! Je vais de plus en plus dans les salons pour rencontrer les professionnels qui font l’actualité équestre. Parmi ces derniers, je vois deux profils se dessiner : ceux qui sont déjà installés et… ceux qui débutent. Sans grande surprise, ceux qui sont installés ne sont pas fans de l’échange. Trop de monde sur leur stand ? Pas forcément ! Je suis allée au salon en semaine et franchement, c’était super calme. Non, simplement ils pensent qu’ils n’en ont pas besoin. Dommage, c’est pas comme si le marché de la fringue, de l’accessoire ou du soin était hyper concurrentiel. Heureusement, les petits jeunes (comme je les appelle avec beaucoup d’affection et d’admiration) sont là pour rattraper le niveau :

  • C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai pu retrouver toute l’équipe hyper sympa et dynamique de Kavale. D’ailleurs, ils ont gagné le 1er prix du Public du Trophée de l’Innovation du Salon du Cheval de Paris. Bien mérité !
  • J’ai découvert l’application Tagalo, concept similaire de Kavale, développée par une entreprise belge. Mes échanges avec Alex, le co-fondateur, ont été super agréables. C’est toujours intéressant de pouvoir comparer deux publics, leurs utilisations et leurs attentes.
  • J’ai passé un moment merveilleux auprès de Salvador Fernández-Oliva, cet artiste aux mains d’or;
  • J’ai découvert une start’up pour qui le mot « innovation » prend tout son sens : ScarCell Therapeutics. Scarcell Vet commercialise ses deux premiers produits à base de fibroblastes gingivaux pour soigner la tendinopathie et l’arthropathie du cheval. Une véritable avancée dans la recherche du suivi vétérinaire de nos athlètes équins !
  • Enfin, j’ai pu m’intéresser d’un peu plus près à Hästko qui proposent des sous-vêtements techniques pour cavaliers. Pour l’endurance et les longues heures passées en selle, leurs articles vont m’intéresser grandement.

 

Le Salon de Paris 2017 en image :

L’immense majorité du shopping que l’on peut faire au Salon du Cheval de Paris ne m’intéresse pas : je ne suis pas la cible ou plutôt, je ne suis plus la cible. Y’a encore 5 ans, je tenais mon budget au cordeau… aujourd’hui, le seul article que je recherche est introuvable. Enfin bon, comme je n’étais pas habitée par la folie acheteuse, et ben j’ai pris le temps d’observer la fourmilière qui tournait autour de moi. Je vous propose donc un petit retour en photos !

Van rose - Horse-ConnectLe rose est visiblement tendance… jusqu’au van de Pompom !

Collection Selle Français - Salon du Cheval de Paris 2017 Horse-ConnectCollection Officielle du Selle Français

Collection Isabelle Werth - Salon du Cheval de Paris 2017 - Horse-ConnectCollection Isabelle Werth

Kozysocks - Salon du Cheval de Paris 2017 - Horse-ConnectUn mur de chaussettes – Kozysocks

Friandises HDCP - Salon du Cheval de Paris 2017 - Horse-ConnectUn « mur » de friandises – HDCP

Librairie - Salon du Cheval de Paris - Horse-ConnectL’espace librairie : mon petit bonheur (et seule dépense) !

Guêtres Veredus - Salon du Cheval de Paris 2017 - Horse-ConnectLe mouton, c’est la vie !

Back On Track - Salon du Cheval de Paris 2017 - Horse-ConnectPetit coup de cœur chez Back On Track noté dans un coin de ma tête

Bilan de l’édition 2017 :

Bon, cette édition m’a laissé un petit goût amer. Courant de l’article, je vous disais que je n’étais certainement plus la cible de ce type de salon qui privilégie l’équitation classique et grand public. J’ai bien conscience que cette phrase fait hyper prout/pouet mais honnêtement :

  • les tapis de selle à 90 balles ne m’intéressent pas;
  • les vestes d’hiver à 400 euros… non plus.
  • les protections Equi-Thème et Compagnie … joker.

Concrètement, le seul article que je pourrais acheter dans ce type de salon est … un casque. Toutes les marques étant présentes, c’est le moment ou jamais. Mais bon, mon GPA est en excellent état alors inutile de penser à le changer 🙂

Moi, aujourd’hui, je cherche de l’équipement technique (Zilco, Philipp Archer, Stud One pour ne citer qu’eux), de l’équipement passe-partout, résistant, pour lequel je n’aurai aucun pincement au cœur de le trimbaler en zone boueuse ou à le laisser à ma porte d’armoire d’écurie à prendre la poussière. Je pense sincèrement que le Salon du Cheval de Paris, par son offre commerciale, ne me correspond plus. Tant pis, je laisse ma place aux plus jeunes qui eux, continuent à avoir les yeux qui brillent… et c’est tant mieux !

4 commentaires sur “Salon du Cheval de Paris 2017

  1. Robert Robin

    Il faut déjà entrer dans le monde de l’organisation avant de donner un avis. La recherche des commerçants prêts à investir sur un salon, le coût d’un stand est exorbitant, tout le monde ne suit pas forcément, surtout si une programmation western ne se ressent pas suffisante et encore moins si les professionnels ne font pas le déplacement. En fait c’est un cercle vicieux.
    Ensuite, des efforts gigantesques ont été fournis afin de pouvoir proposer du cutting dans un premier temps, j’accorde le fait que la date fut mal choisie ou en tout cas le créneau horaire. Vous croyez que les cavaliers westerns de Lyon ne sont pas les même qu’à Paris ? Le budget western n’est vraiment pas le même que Lyon, il faut y voir les sponsors, les gains, et autres facteurs qui font attirer les professionnels qui sont très frileux par rapport aux salons et le retour de ces derniers, Lyon est un lieu de compétition western, presque inabordable pour de simples particuliers, vous ne pouvez presque pas aller voir les chevaux. C’est une excellente vitrine ceci dit mais croyez vous que les cavaliers de reining étrangers recherchent une clientèle en France en venant à Lyon ?? Paris vise le grand public et choisit son programme en rapport avec cela. Combien de licenciés en Classique contre combien en western ? La faute sur personne, mais l’un est beaucoup plus médiatisé que l’autre. Nous sommes en France.
    Je ne défends pas le salon de Paris en lui même, il est normal qu’il mise sur le jumping et sur ce qui marche pour qu’il se rentabilise, le reining ou le western en France n’en est qu’à son balbutiement depuis + de 20 ans, on avance à pas de fourmi, on ne fait que présenter le western encore et toujours.
    Un salon reste un salon, ils se ressemblent plus ou moins tous les ans. Cela reste une belle réunion pour le cheval, et il en faut pour tout les goûts, les gens font leur choix. Vous savez qu’à lYON le western sera à l’honneur et Paris le Jumping, allez donc à Lyon faire vos achats.

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  2. Corinne

    Si les exposants western ne viennent pas plus à Paris c’est peut-être à cause de deux facteurs… Ils se sont fait pomper jusqu’à la moelle par Lyon concernant le prix des emplacements inversement proportionnel au prix des ventes réalisées. Et deux, Lyon et Paris sont tout de même bien rapprochés… Pour le manque de disciplines représentés… Vous savez combien ça coûte de faire un salon avec un voir plusieurs chevaux ? Une blindé ! Entre le prix des boxes, l’hébergement, la bouffe, le trajet, l’inscription dans les différentes classe pour les concours… Avec des gains bien pauvres… Il n’y a qu’en reining ou en cutting où un peu de pépètes sont à prendre (avec des classes chères) pour les autres avec de la chance ils repartiront avec quelques flots et un tapis, une boîte de pansage ou un sac de bouffe.
    Sans parler que beaucoup ne veulent pas infliger à leurs chevaux la fatigue, le manque de repos (un cheval en salon s’il est boxe intérieur se retrouve sous les lumières H24 avec du bruit tout le temps…).
    Voilà pourquoi certainement que quand Lyon est passé ça marque la fin de saison et un repos bien mérité pour beaucoup.

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